Photo du 75744660-10- à 21.02Et son torchon. Tout est dans l’alignement et la chiffonade.

photo-2432Raisons de corinthe au rhum, graines de pavot, vanille bourbon, dans l’ordre. Tout inverser à la cuisson. Respecter l’appareil, délayer en ondulant. Glaçage au four, pour agiter les molécules de reste.

Le gratin de clémentine.

novembre 23, 2008

photo-300Surtout ne pas bouger…

Viens.

octobre 27, 2008

La boite chaude. Un Mont d’or, aoc. Un gousse d’ail, un verre de marc d’aligoté. 180 degrés. Des grenailles.

Fiche

juillet 11, 2008

Choisir un porcelet. Replet, mais non gras. Lui ôter un roti dans le filet – on pendra soin de lever les flanches façon parisienne, coupant dans le sens de la fibre. Disposer le roti sur une planche de bois épaisse. Le oindre d’une huile d’olive marinée de romarin et de safran. Eviter le sel, cela facherait le bestiau. Le traverser de part en part, dans sa longueur, à laide d’une lame fine d’un couteau français. Dans cette entaille, placer quelques feuilles de laurier. Fraîches, il va sans dire. Un citron pour agacer le dessus, mais sans excès. Puis attendre un instant, à regarder la chair nue. (Boire un peu de Saint-Peray n’est alors pas absurde.)

Préchauffer un four, de préférence à gaz, car, on le sait bien, sa combustion produit de la vapeur d’eau, que l’électricité omet dans son empressement. Thermostat cinq – cent cinquante degrés pour les khagneux.
Par ailleurs, porter du lait à ébullition.

Dans une cocotte en fonte, de type Staub – toute autre gamelle est proscrite – placer quelques aulx. Reboire un peu de Saint-Péray en expliquant l’étymologie du pluriel du mot ail. Un double trait d’huile d’olive – la même – sur la fonte. Un demi oignon en émincé, finement tranché par une lame dont la pointe ne décolle pas de la planche, dans ce geste ancestral du coupé de légume. Un légume s’écoute, le couper est un hommage, un respect. Rester un instant à vérifier les cercles concentriques de l’oignon. Un mot d’esprit sur la structure cosmique de l’oignon passera sur le dos du Saint-Peray.

Quand la font est vive, y dorer le roti, le retournant afin de rosir l’ensemble, recto verso, façon côte d’azur. A feux soutenu, arroser sociologiquement de Saint-Peray, afin de libérer le prétexte de boire le reste – trois fois rien. Décider que ce déjeuner se présente bien. S’en féliciter. Baisser le feux, verser un demi verre d’eau dans la cocotte, le bruit de cuisson cesse aussitôt. Immerger une gouse d’ail entière. Du rose. Couvrir. Oublier l’ensemble. Y revenir. Une demi heure avant la fin, placer quelques rattes, ou petites grenailles de Ré (l’ïle).

Jeter le lait (simple diversion.)

Ebouillanter des pois gourmands, dans une eau non salée. Quatre minutes. Puis, cesser de tergiverser, servir et manger.

Mousse de crépuscule.

novembre 24, 2007

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L’époque est à la pénombre, aux dessous, aux après. On mangera donc racines et tubéreux. Si de surcroit le dimanche est maussade, alors un thé Pu Er aux odeurs de terre retournée, fort et sombre. Un dimanche d’hiver, une lumière crue pourtant. Conjurer le froid par quelque potage épais, ou l’envie d’un chocolat à la canelle. Du radis noir, ou peut-être des blettes. Non, ce sera une soupe.

Dans une grande casserole, un peu d’ail – toujours -, huile d’olive, feu moyen. Des topinambours, cet étrange tubercule. Pelé, et tranché finement. Revenu dans la casserole. Puis peler aussi les vitelottes. (Retrouver le plaisir du légume coupé, aimer les linéaments, et le crissement de l’économe, les traces bleutées sur les doigts.) Quelques pommes de terres. Toujours sans eau, simuler un début de légumes sautés, mais préparer secrètement une soupe. Une dizaine de minute à vif, pas plus, puis noyer l’ensemble avec une grande quantité d’eau chaude. Une feuille de laurier, mais pas longtemps. Sel, poivre, huile d’olive à nouveau. Des châtaignes crues, brisées en fragments. Le reste d’ail rose, puis laisser cuire, disons, une heure méridionale. Couvrir. Revenir, décider que cela ne va pas, resaler, poivrer encore. Puis

passer finement, mais laisser quelques bris de marrons et vitelottes – mais comment choisir?

Servir en louche généreuse, et agrémenter de copeaux de bleu d’Auvergne.

Il est possible de commencer par deux oursins, et un chardonay pas trop beurré, sec, même. Et finir avec un crottin de Sancerre, et le même vin.