Les saint-jacques au jus de viande, finalement.
mars 23, 2009

Réconcilier les opposés.
Cappuccino de homard et phantastischer Realismus
août 17, 2008
Les écoles de spécialistes bifurquent. Il se peut que, lorsqu’on le tranche en deux, le homard sente non seulement la douleur, mais aussi qu’on le tranche en deux. Il se peut aussi qu’il se batte pratiquement trois minutes contre l’eau bouillante, ou qu’il meure sur le coup à cause du choc, et qu’il ne sente pas du tout qu’on le tranche en deux, parce que c’est un long nerf et du corail. Toute préparation à base de homard est une grande souffrance potentielle, un acte de persuasion ou de foi.
Ne jetons pas les carapaces. Mettons-les dans une casserole de crème et de lait, coupés d’une ligne de Falanghina et d’un trait de cognac. Une feuille de laurier, du thym, assaisonnement suivant les saisons, une tomate en dès, mijotons. La bonne demi-heure. Moussons façon latte machiatto, posons la mousse dans une tasse et délayons avec le lait le corail réduit et réservé, épaissi dans un roux blanc avec un peu du même vin.
Poivre du sichuan soupoudré pour tout chocolat. Plier la tasse, se poser sacrificiellement l’objet réalisé sur la tête, methode Rudolf Hausner.
Homard m’a tué. (Le ton est donné.)
juillet 24, 2007
Le homard a en lui cet excès qui nécessite, pour celui qui le cuit, de cultiver une grande perversion – couper l’animal vivant, dans le sens longitudinal -, associée à la délicatesse absolue d’apprécier la chair juste saisie, un rien translucide, et de bénéficier de cette grande injustice de susciter le regard admiratif de ses convives, alors que la cuisson est si simple.