photo-80.jpgLa pastiera napoletana (ricotta, eau de fleur d’oranger, fruits confits et zestes de citron, un peu de canelle, grano ammolatto et pasta frolla), même si elle est produite dans un grand plat à amis, ne dure pas plus d’une soirée.

Pour l’appareil, le secret est d’avoir des contacts italiens qui ont des mères, ou la soeur d’un napolitain qui va bientôt se marier et compose son trousseau (le tour de main et les recettes de cuisine sont une vraie valeur régionale en italie). Pour la pasta frolla, la technique consiste à la faire un peu sèche, à la répartir grossièrement dans le plat puis à l’étaler du bout des doigts à l’aide d’un filet d’eau. Une française peut faire la décoration.

Se mange chaude, froide ou tiède, se transporte dans de grandes boîtes en carton blanc, uniquement à l’intérieur du territoire. Peut-être le moins fin, le plus riche et le meilleur dessert du monde.

croquemitaine-006.jpgLe homard a en lui cet excès qui nécessite, pour celui qui le cuit, de cultiver une grande perversion – couper l’animal vivant, dans le sens longitudinal -, associée à la délicatesse absolue d’apprécier la chair juste saisie, un rien translucide, et de bénéficier de cette grande injustice de susciter le regard admiratif de ses convives, alors que la cuisson est si simple.